Skip nav

Return to FeaturesExec Login Language: EN FR DE EN FR DE Contact

Focus sur Wasabi avec le rédacteur en chef Patrick Duval

Patrick Duval
Patrick Duval
Wasabi est un magazine trimestriel consacré à la cuisine japonaise. Son rédacteur en chef Patrick Duval, qui a vécu au Japon pendant cinq ans, nous fait part de ses projets et réagit à la catastrophe connue par le pays en mars dernier.

Sur la publication:



A qui s’adresse Wasabi et combien de lecteurs touche-t-il?
Wasabi s’adresse à tous les amateurs de cuisine japonaise ainsi qu’aux professionnels de cette restauration. Il est distribué gratuitement à 50 000 exemplaires à travers 500 restaurants et lieux japonais type Maison de la culture du Japon, Office du tourisme japonais, etc.

Quels domaines couvrez-vous?
En premier lieu la gastronomie japonaise et les restaurants. Nous publions aussi des reportages sur le Japon mais toujours avec une composante gastronomique.

Qu’est-ce-qui vous distingue des autres publications de votre secteur?
Nous sommes les seuls sur ce créneau il faut bien le dire assez étroit. Il existe d’autres gratuits sur le Japon (Jipango, Ovni) mais peu ou pas orientés sur la cuisine.

Sur les relations presse:



Travaillez-vous de manière rapprochée avec les RP (par exemple pour les suppléments, tables rondes, événements), ou cela ne fait pas partie de vos habitudes de travail?
Pour l’instant, nous n’avons pas ressenti le besoin de faire appel à des spécialistes des RP mais cela pourrait arriver à l’avenir.

Avez-vous un calendrier rédactionnel ? Pourquoi ? Pourquoi pas ?
Nous décidons des numéros, 3 mois avant leur parution. Cette liberté d’improvisation et d’adaptation à l’actualité (ouverture de restaurants ou, plus dramatiquement, accident de Fukushima) nous convient mieux.

Quels conseils pourriez-vous donner à un attaché de presse qui souhaite vous parler de son client ?
Que l’activité de celui-ci soit clairement liée à la gastronomie japonaise. On nous sollicite souvent pour des produits qui n’ont rien à voir (vin, jambon…).

Quel type d'informations communiquées par les attachés de presse peut vous être particulièrement utile ?
Ouverture de restaurants japonais, nouveaux produits japonais mis sur le marché et, plus généralement tout ce qui touche à notre domaine.

A quel moment peut-on vous contacter ? Et quelle est la date du bouclage rédactionnel ?
Nous publions 4 numéros/an : mars, juin, septembre et décembre. Il faut nous contacter 3 mois avant.

Avez-vous un quelconque message ou conseil à faire passer aux RP?
Non : j’admire leur courage. Je ne pourrais pas faire ce métier…


Sur les pigistes:



Faites-vous régulièrement appel à des journalistes indépendants ? Pourquoi ?
Oui. Nous ne travaillons qu’avec des pigistes car nous n’avons pas les moyens d’avoir une équipe permanente.

Est-il possible de vous approcher avec des propositions ? Et si oui, comment ? (Quel type d’information devraient-ils inclure et comment peut-on vous les envoyer ?)
Bien sûr ! Il est cependant nécessaire d’avoir quelques affinités avec le Japon et la cuisine.

Quelle a été la meilleure et la pire expérience que vous ayez eu avec des pigistes ?
Je n’ai eu que de bonnes expériences. En général, un pigiste sait que sa situation est fragile et fait donc de son mieux pour rendre son papier à l’heure et avec le minimum de réécriture à faire. Ils sont toujours très heureux qu’on ait pensé à eux pour un papier.

Sur vous:



Quel parcours avez-vous suivi pour devenir rédacteur en chef de cette publication ?
J’ai fait mes premiers papiers à Libération dans les années 80. Puis j’ai travaillé une dizaine d’années à Télérama. J’ai ensuite dirigé France Japon Eco, un trimestriel publié par la Chambre de Commerce française au Japon (où j’ai vécu durant 5 ans) et j’ai enfin lancé le gratuit Marco Polo (centré sur l’Asie) avant de lancer Wasabi en 2006.

Quelle est celle de vos tâches qui vous intéresse le plus ?
Comme tous les journalistes, j’aime enquêter et écrire. J’aime aussi élaborer le magazine et le fabriquer avec mon maquettiste.

Quels sont vos projets/souhaits pour l'avenir de votre publication ?
Je suis actuellement plus inquiet pour le Japon que pour mon magazine. J’essaie d’ailleurs de monter un projet que j’ai appelé « sushi solidaire » : j’ai demandé à une trentaine de grands chefs français de créer chacun un sushi original. Je voudrais publier l’ensemble en livre d’ici juin et vendre ce livre au profit des pêcheurs de Fukushima. Plusieurs grands chefs comme Guy Martin, Thierry Marx ou encore Guy Savoy ont répondu à mon appel mais les autres chefs sollicités tardent un peu…
Dans la continuité du magazine, nous avons créé il y a deux ans une école de cuisine japonaise dans laquelle nous formons des « chefs sushi » amateurs ou professionnels. Cette nouvelle activité nous occupe actuellement plus que le magazine…

Votre premier emploi ?
Manutentionnaire à Monoprix.

Etes-vous sur Twitter ? Pourquoi ? Pourquoi pas ?
Twitter, Facebook… je sais que les choses passent à présent par ces réseaux mais c’est un pas que j’ai du mal à franchir. J’adorerais que quelqu’un le fasse pour moi…

Morte ou vivante, quelle personnalité rêveriez-vous d’interviewer et pourquoi ?
Paul Mac Cartney. Je l’adore et le déteste à la fois et j’aimerais comprendre pourquoi.

Un autre métier ?
Je n’ai jamais compris ce que signifie ce mot.

www.wasabi.fr