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Focus sur l'Agence Centrale de Presse (ACP) avec Judikaël Hirel, rédacteur en chef

Judikaël Hirel, rédacteur en chef
Judikaël Hirel, rédacteur en chef
Agence Centrale de Presse ou ACP se décrit comme étant la première agence de l'ère numérique. Elle a pour objectif premier de rendre la pige viable en permettant à de nombreux journalistes freelance de poster leurs dossiers qui seront mis à la disposition des médias abonnés. Judikaël Hirel,rédacteur en chef de l'Agence Centrale de Presse, nous en dit plus sur le fonctionnement et la structure de cette entité.

Sur la publication:


A qui s’adresse l'Agence Centrale de Presse (ACP)
L’ACP se veut la première agence de presse de l’ère numérique. Fonctionnant dans un premier temps en français et en anglais, elle s’adresse aux journalistes et médias écrits (print, web, nomade…) du monde entier.

Quels domaines couvrez-vous?
Au fur et à mesure que les contributeurs vont rejoindre notre réseau, en parallèle de sa rédaction propre, l’ACP a vocation à couvrir toutes les thématiques et tous les pays. Notre seule limite : un numerus clausus de 1500 contributeurs et 1000 médias abonnés, afin de garantir tant la qualité de service que celle des contenus proposés.

Qu’est-ce-qui vous distingue des autres agences de presse ?
Adossée à un groupe d’agences de photojournalisme, Imacom, l’ACP a pour originalité de reposer sur un réseau de contributeurs freelance.

Elle va mettre en ligne en janvier 2010 une plateforme éditoriale sécurisée. Son but : la mise en réseau, en relation de contributeurs professionnels du monde entier et de médias abonnés achetant non pas un flux mais des articles et reportages à la pièce.

Pas question de tenter de concurrencer les « grandes » agences (AFP, Reuters, AP) : nous ne proposons pas de flux, ni de dépêches, uniquement des articles de plus de 2 feuillets de 1500 signes). Ainsi dans un contexte de grave crise de la presse, l’ACP propose un complément de revenus aux journalistes, qui peuvent vendre leurs articles à des médias qu’ils ne connaissent pas et dans différents pays. Et elle permet à des médias de se procurer des contenus de qualité à un coût maîtrisé.

Sur les relations presse:


Travaillez-vous de manière rapprochée avec les RP (par exemple pour les suppléments, tables rondes, événements), ou cela ne fait pas partie de vos habitudes de travail?
Oui, l’ensemble de la phase de lancement s’est fait avec une agence conseil en communication et relations presse, tant sur les messages que leur mise en forme, la création d’un d’événement le 3 septembre dernier dans le cadre de Visa pour l’image, et la mise en agenda des annonces.

Quels conseils pourriez-vous donner à un attachés de presse qui souhaite vous parler de leurs clients ?
De ne pas s’auto-censurer : nombre de journalistes se plaignent d’une surcharge d’informations et de sollicitations. Ce n’est pas ma philosophie, il faut que chacun sache se mettre à la place de l’autre, c’est tant une question de respect que d’efficacité. Je ne me plaindrai jamais que l’on veille me faire parvenir un communiqué. A moi, comme à tout journaliste, de savoir aller au-delà des stratégies de communication et d’aller chercher l’information sans me contenter de celles reçues.

Quel type d’informations recherchez-vous généralement (cas clients, utilisateurs, etc.) ?
Je pars du principe que le journalisme est une curiosité appliquée. Tout est un sujet, un angle potentiel, n’importe où, n’importe quand. Donc toute information reçue peut amener à imaginer un sujet, tôt ou tard. C’est une question d’esprit de synthèse et de rapprochement de faits de prime apport sans aucun rapport.

Avez-vous un quelconque message ou conseil à faire passer aux RP?
Oui, deux. Il faut se concentrer sur la valeur ajoutée de la relation RP/journaliste : créer des outils en ligne avec accès par mot de pase pour éviter de consacrer du temps aux demandes types (prix, visuels etc…) , et se concentrer sur les demandes « utiles ».

Est-ce encore efficace de faire des relances téléphoniques pour savoir si l’on a reçu un email ? Cela ne fait que renforcer la tentation de la mise sur boîte vocale, qui est un échec pour tout le monde.

Sur vous:


Quelles sont vos activités au sein de l’agence de presse ?
J’en suis le rédacteur en chef, chargé de la mise en musique de la partition ! Concevoir le fonctionnement, structurer les équipes, mettre en place des processus, des automatismes, permettant à chacun de faire au mieux son travail, qu’il s’agisse d’écrire ou de gérer.

Quelle est celle de vos tâches qui vous intéresse le plus?
Imaginer ! Partir d’une idée pour concevoir un concept ; le théoriser puis le mettre à l’épreuve des faits. En l’occurrence imaginer un réseau mondial de contributeurs et de médias mis en relation via Internet

Quel a été votre parcours professionnel ?
En deux mots, écrire et gérer. Côté études, je suis un pur produit universitaire. Entre un DEA de science politique (et un mémoire consacré à Ouest-France) et un DESS de droit et gestion de la presse écrite. Rennais, je travaillais à Ouest-France comme salarié étudiant durant mon cursus, avant de devenir officier de presse à Paris puis de travailler en agence de communication en Provence.

J’ai passé ces dix dernières années en presse magazine en tant que directeur des rédactions adjoints et rédacteur en chef de titres spécialisés, autour de bien des thématiques : création d’entreprises, Internet, High tech, décoration outdoor, automobile… L’axe général : créer un univers de lecture autour d’un passion ou d’un intérêt partagé.

Morte ou vivante, quelle personnalité rêveriez-vous d’interviewer et pourquoi ?
D’une part Pierre Desproges, car sa plume trempée dans l’acide m’a toujours hypnotisé. A cet ancien journaliste, j’aurais voulu lui demander ce qu’est pour lui un « écriveur ».

Vivant, ce serait Odon Vallet, pour comprendre comment dans la société d’aujourd’hui cet homme a choisi de faire don de sa fortune pour créer une fondation consacrée à l’éducation.

Un autre métier ?
Ecrire n’est pas un métier, c’est une nécessité, qui ne connaît ni horaire ni retraite. Donc, ce serait écrire, mais pour soi. Pour citer St John Perse : « A la question toujours posée « pourquoi écrivez-vous ? », la réponse du poète sera toujours la plus brève : « pour mieux vivre. »